NOISE
Substantif féminin. C'est de la musique, c'est une musique.
Peut-être que ça vient du latin nausea, mal de mer, envie de vomir.
Parfois nous avons la nausée
il faudrait se sortir de cela
s'y confronter entièrement
et le dépasser à toute vitesse
Et puis en provençal, chagrin, affliction, ennui.
Parfois nous nous ennuyons
molle réalité sans enjeu
alors l'ivresse sonore
c'est de la vie servie sur un plateau
Ce qui donne en français, querelle, bruit, tumulte, tapage, dispute
Une dispute en musique
du bruit pour couvrir le bruit
du tapage dans les neurones
c'est l'harmonie qui nous tend le poing
Chercher (des) noise(s) à quelqu'un (à propos de quelque chose). Chercher querelle à quelqu'un. Quereller.
Comme on pourrait dire,
Chercher noise aux conservateurs réactionnaires vieux cons classiques.Chercher des noises aux âmes sensibles effrayés par la puissance du monde.
A propos des limites du réel, des freins létaux, de ce qui nous retient prisonnier.
Chercher querelle à soi même, ennuyant ennuyeux ennuyé.
Quereller tout ce qui est là, pour accueillir l’ailleurs.
Et il y en a qui disent,
Hardi, querelleur, cherchant noise; c'est un drôle qui n'a pas peur, tout prêt à faire feu sur les bleus (Courier, Pamphlets politique, 1819 )
Parce que le chercheur de noise est un querelleur. En avant, il canarde ses jugements, ses sensations, son équilibre. Il tombe, il meurt, il s’autodétruit.
C'est moins tapageur, moins élégant, moins beau, Mais non moins agaçant; Ce grand chercheur de noise se présente aujourd'hui d'une façon bourgeoise
(Barbier, Satires, 1865)
Parce que c'est sur, c'est à la mode, la nouvelle bourgeoisie musicale, branché underground hipster bobo.
Et puis parfois c'est mauvais, ça cherche noise pour noisettes, ça susciter querelle pour un rien .
Mais quand ça parle, fort et là où il faut. Alors oui, et encore oui, et même non pour s'amuser.
Soyons querelleurs, soyons chercheurs de noise !