Tomas Dvorak. Souvenez vous. Il revient avec son deuxième (vrai) album sous son pseudonyme Floex. Alors même si la forme change (ce n'est pas une BO de jeu vidéo), le fond reste intact. Des sons envoûtants mêlés les uns aux autres pour former un tout du plus bel effet mélodique. Le piano qui ouvre cette magnifique épopée apaise notre esprit pour le rendre plus vulnérable aux futurs effets qui vont se rajouter au fur et à mesure de la progression du morceau. Une formidable introduction qui plonge l'auditeur dans le monde de Zorya. Un monde qui ressemble à un brouillard épais mais douillet, flou mais réconfortant. Il suffit juste de se laisser faire par la musique pour en apprécier toute la qualité. On est porté par tous ces éclats sonores qui virevoltent à droite à gauche. Les espaces entre chaque morceau permettent de digérer ce qu'on vient d'entendre, de contempler le monde que l'ont vient de franchir. Et aussitôt, nous voilà repartis dans un nouvel univers. Très semblable au premier, avec toujours cette sensation de bien-être ensorcelant, mais qui possède néanmoins sa propre identité, évitant ainsi un éventuel sentiment de lassitude qui pourrait gâcher tout ce beau spectacle. Des créatures humaines viennent même parfois prêter leurs voix à ce fantastique orchestre.
Bref, un extraordinaire parcours pour la tête et les oreilles, qu'on refera volontiers encore et encore pour en saisir toutes les subtilités et autres résonantes délicatesses.


